Quand nos mots rencontrent le deuil


Il n'y a pas de temps pour la douleur.

Parfois, une question ou une remarque sincère peut instantanément raviver le souvenir le plus douloureux. 

Nous avons préparé des informations pour vous aider à entrer en contact avec délicatesse avec un membre d'une famille endeuillée et à le soutenir.

 

Chers citoyens, 

La période précédant la Journée du Souvenir est une période complexe pour les familles endeuillées, et leurs réactions aux rassemblements sociaux peuvent varier.
Ces jours sont particulièrement sensibles et peuvent raviver les souvenirs douloureux de leurs proches, ravivant la souffrance et le traumatisme de la perte. Il est difficile d'anticiper leurs réactions, et ils ont eux-mêmes du mal à maîtriser les émotions qui les submergent. 

Il est important d'être attentif à l'état d'esprit du membre de la famille et de savoir reconnaître que s'il est replié sur lui-même, il est judicieux de lui adresser un message comme : 

  • « Je suis là pour toi » 
  • « Je pense à toi, surtout en ce moment » 
  • « Si tu souhaites en parler, je suis là pour t'écouter » 
  • « Comment puis-je t'aider ?» 

Même si vous avez reçu une réponse brève et concise, il est important de savoir que, dans la plupart des cas, votre contact a été réconfortant et encourageant. Il est important que cette réponse ne vous empêche pas de les recontacter à l'avenir.

 

Par ailleurs, certains membres de la famille voudront parler de leurs proches disparus ou entendre des témoignages d'amis et de connaissances. Il est important qu'ils sentent ainsi que leurs proches ne sont pas oubliés et que, grâce à ces récits, leur souvenir perdure. Une telle conversation peut être animée et s'intéresser aux détails ; vous pouvez poser des questions sur le défunt, mais soyez attentif et évitez les questions indiscrètes. Pour ceux qui partagent leur douleur et leurs stratégies d'adaptation, vous pouvez leur demander ce qui les aide, sans leur faire de suggestions.

Que ne faut-il pas dire ?

  • « Sois fort(e) » ou « La vie est belle » 
  • « Il faut passer à autre chose, il y a d'autres enfants » 
  • « Je comprends ce que tu ressens » 
  • « Au moins, il a eu le temps de se marier et d'avoir un enfant » 
  • N'évitez pas délibérément de croiser quelqu'un, par exemple dans la rue ou au supermarché. Comportez-vous naturellement tout en restant empathique. 

Si vous hésitez à dire quelque chose qui pourrait être inapproprié, il vaut mieux se taire.

Que dire ?

  • Au lieu de « La vie est belle », vous pouvez dire « Puissiez-vous trouver la force de surmonter cette épreuve » ou proposer une aide adaptée à vos capacités. 
  • Au lieu de « Il faut passer à autre chose » ou « Il y a d'autres enfants », vous pouvez souhaiter de beaux moments en famille. 
  • Au lieu de poser des questions indiscrètes ou de proposer un traitement pour soulager la douleur, demandez-lui ce qui va bien et comment vous pouvez l'aider. 
  • Au lieu de dire « Ne pleure pas », vous pouvez proposer un mouchoir, un verre d'eau, mais n'ayez pas peur de pleurer, cela soulage généralement la douleur. • Offrez-leur votre attention non par pitié ou par souci de sécurité, mais par une présence réelle. 
  • Vous pouvez leur suggérer des activités positives, joyeuses et stimulantes. 


Nul besoin de combler un vide, une présence discrète suffit. 

Quand les gens sentent votre soutien dans leur souffrance, trouver les mots justes pour les réconforter devient parfois naturel.